Le dindon

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De Georges Feydeau
mise en scène : Philippe Adrien
Avec : Vladimir Ant , Caroline Arrouas, Alix Poisson, Pierre-Alain Chapuis, Eddie Chignara, Bernadette Le Saché, Pierre Lefebvre, Guillaume Marquet, Luce Mouchel, Juliette Poissonnier, François Raffenaud, Joe Sheridan

Durée : 2h10

Présentation :

Deux jeunes femmes qui ont juré de prendre un amant si elles étaient trompées, deux sémillants noceurs tout prêts à leur rendre ce service, une volcanique Anglaise qui menace de se suicider, un Londonien à l’accent marseillais, un médecin-major retraité et sa femme, sourde comme un pot, une cocotte, des grooms et un commissaire de police : qui sera le dindon de la farce ?

Quel défi, ce théâtre à la fois si singulier et si parfait ! Oui, ce qui est renversant dans l’écriture de Feydeau, c’est son exactitude. Sur un acte entier de quiproquos, syncopes, aléas et atermoiements aussi affolants qu’imparables, les dialogues comme les situations, jusque dans leurs aspects concrets, nous paraissent toujours ordonnés à la perfection. J’entends d’ici le commentaire habituel : « Une véritable horlogerie ! » Pardon monsieur, mais il n’y a rien de plus chiant qu’une montre !
Ce qui de temps en temps me fait dire que mettre en scène consiste aussi bien à mettre en désordre qu’en ordre songeant à ces mathématiciens qui par exemple s’échinent à calculer le fonctionnement des catastrophes… Voilà, Feydeau est de ceux-là, un savant en matière d’embarras, bousculades, tournis, chutes, ratages et autres « catas » auxquels le genre humain est par définition exposé.
Philippe Adrien


« Feydeau a le don de brosser des portraits qui en disent plus long que bien des discours sur la quête de l’amour, la pesanteur des préjugés, la petitesse du machisme, et l’art de faire sauter les barrières culturelles, dans un match où les femmes l’emportent par KO. »
Jack Dion, Marianne

« Adrien va jusqu’au bout de la folie tantôt hilarante, tantôt angoissante, de ce théâtre d’acteurs aussi complexe que jouissif. Il suffit de laisser parler jusqu’au bout les gags qui déferlent à chaque scène, puisqu’ils sont quasiment tous traversés par les vertiges de l’âme. »
Judith Sibony, Le Monde.fr

décor Jean Haas assisté de Florence Évrard
lumières Pascal Sautelet assisté de Maëlle Payonne
musique et son Stéphanie Gibert
costumes Hanna Sjödin assistée de Camille Lamy
maquillages Cornelia Quehenberger
mouvement Sophie Mayer
collaboration artistique Clément Poirée
direction technique Martine Belloc
régie en tournée Maëlle Payonne (ou Carlos Perez), Ivan Paulik et Erwan Creff
habillage Emilie Lechevalier

production ARRT/Philippe Adrien, compagnie subventionnée par le ministère de la Culture et la Ville de Paris
avec la participation artistique du Jeune Théâtre National
et le soutien de l’Adami
en coréalisation avec le Théâtre de la Tempête.
Représentation du 28 avril avec audiodescription accessible aux personnes en situation de handicap visuel
en partenariat avec Accès Culture www.accesculture.org
Rencontre avec l'équipe artistique le
jeudi 26 avril 2012 à l'issue de la représentation

Lieu :

Théâtre des 13 vents

Calendrier & réservation :

En photos :

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