Il faut je ne veux pas

retour De Alfred de Musset et Jean-Marie Besset
mise en scène : Jean-Marie Besset
Avec : Blanche Leleu . Chloé Olivères . Adrien Melin
Durée : 1h50

Présentation :

Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée d'Alfred de Musset
et
Je ne veux pas me marier de Jean-Marie Besset



Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée
La Marquise refuse le badinage dragueur du Comte, son voisin et amoureux transi. Elle demande qu’on s’adresse à son intelligence et exige la sincérité des sentiments. Le Comte exalte la beauté et la grandeur de l’amour malgré les faiblesses de la gent masculine. Intelligence des réparties, finesse des sentiments, humour, revendication féministe avant la lettre font de cet acte un instantané de l’état des moeurs parisiennes sur le mariage il y a deux siècles.

Je ne veux pas me marier
Sur le ton d’un proverbe à la Musset, un jeune couple, de nos jours, à Paris. La veille de son mariage, Vivien aurait préféré que son promis, Tigrane, ne lui rende pas visite. Leur discussion d’avant mariage tourne à la veillée d’armes. À quoi rime cette cérémonie et cette institution si anciennes, pour un couple d’aujourd’hui, lucide et libéré ? L’éducation d’un homme par la femme qu’il aime.

L’idée d’associer ces deux textes, deux histoires de début et de fin d’un mariage à presque deux siècles d’écart, me conduit à décliner ce double dans le temps et l’espace.
Un couple est une histoire unique, singulière.
Deux couples, c’est tous les couples, une infinité de couples, en Occident sur deux siècles.
Un couple est réuni dans un appartement parisien en 1840. Un autre couple est réuni dans le même appartement en 2010.
Une dizaine de générations et d’occupants plus tard.
Existons-nous aujourd’hui à l’instant “t” ? Nous aimons-nous dans ce lieu ? Est-ce la réalité ? Est-ce notre tour ?
Mais ce couple de 1840, à son instant “i” à lui, il a la même impression que c’est maintenant, que c’est son tour à lui, que c’est ça, la réalité.
Et si le déroulement du temps n’était qu’une illusion d’optique, une relativité du point de vue. Si tout coexistait à tout moment tout le temps. Passé, présent, futur : une convention pour comprendre, une linéarité simplificatrice.
Cependant depuis 1840, une invention a révolutionné la vie de façon sidérante et radicale (plus que le téléphone, l’avion, Internet) : l’électricité. Synonyme de vitesse, de simultanéité, elle modifie les rapports entre les êtres, même immobiles, même au sein du même appartement. Tout se déroule autrement. La danse à deux paraît la même. Le tempo a changé.
Jean-Marie Besset

« Un télescopage d’époques entre deux pièces… L’auteur et metteur en scène fait plus que se réclamer de la filiation du poète romantique. Il se mesure à lui, le tutoie, le complète. Et la greffe fonctionne… »
Philippe Chevilley, Les Echos, 6 décembre 10


mise en scène Jean-Marie Besset
collaboration à la mise en scène Gilbert Désveaux
scénographie Gérard Espinosa assisté de Muriel Chircop
lumières Martine André
costumes Marie Delphin
son, vidéo Serge Monségu

production Théâtre des 13 vents
remerciements à la Mairie de Jacou

accès : La Passerelle - Jacou, Parc de Bocaud, Rue de l’Occitanie, suivre direction collège Pierre Mendès France ou TRAM ligne 2 arrêt Jacou puis marche à pied jusqu'à la salle (plan pdf)

Lieu :

La Passerelle, Jacou

Calendrier & réservation :

En photos :