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Le Théâtre des 13 vents organise un stage

Le Théâtre des 13 Vents organise un stage


LE THÉÂTRE DES ANNÉES TERRIBLES
"Les derniers jours de l’humanité"
de Karl Kraus

du 4 au 15 octobre 2010

Stage conventionné AFDAS et les différents organismes financeurs
 


Intervenants

Gilbert DÉSVEAUX, metteur en scène
Jean-Marie BESSET, auteur, metteur en scène

objectifs du stage
 


Développer la mobilité de l’acteur, en multipliant les créations de personnages
Sensibiliser l’acteur aux richesses sémantiques de la langue, pour l’aider à donner la vie aux personnages et aux situations
Mobiliser les acteurs au sein d’une troupe unie, pour faire entendre une œuvre chorale et foisonnante

Durée : 70 heures
Effectif : 16 personnes
Public concerné : Artistes interprètes, …
Lieu du stage : Théâtre des 13 vents - Domaine de Grammont – Montpellier


Le dossier de candidature doit être composé d’un CV, d’une photo et d’une lettre de motivation avec vos nom, prénom, adresse, et envoyé à l’attention de Gilbert Désveaux avant le 10 septembre 2010 au Théâtre des 13 vents - Domaine de Grammont CS 69060 - 34965 Montpellier cedex 2 - courriel : administration@theatre-13vents.com
Nous vous demandons également de déposer un dossier auprès de l’AFDAS, et de bien vouloir nous préciser si vous êtes ayant droits AFDAS.
 

Programme
 


Les Européens de la fin du XIX° siècle étaient patriotes. Ils pouvaient se battre à mort pour un drapeau, une langue, un pays. Le déclenchement de la Première Guerre Mondiale a provoqué les mêmes crises d’hystérie collective dans la République Française que dans les empires allemand ou austro-hongrois.

L’écrivain-polémiste Karl Kraus (1874-1936) fait partie des rares esprits critiques, visionnaires, qui se sont levés contre cette course ricanante vers une apocalypse sanglante. Jusqu’à la fin, il a milité pour la paix en fustigeant les « va-t-en-guerre » inconscients.
Les journalistes, notamment, incarnaient à ses yeux l’ennemi absolu. Il ne voyait dans leurs écrits que de médiocres commentaires dictés par des impératifs mercantiles, mesquins.

Dès le début des hostilités, Karl Kraus est contraint de ralentir la rédaction et la publication de sa revue Die Fackel (Le flambeau) qui, depuis 1899, était la voix de la révolution intellectuelle en marche en Autriche-Hongrie.

En 1915, il choisit le théâtre pour consigner ses impressions face au désastre annoncé. Ecrite sans souci d'impératifs commerciaux ou de contraintes scéniques, cette fresque hallucinée et hallucinante est un journal de guerre irremplaçable.
Publiée en 1919, la pièce est un monstre injouable. Comme il le souligne lui-même, il faudrait dix soirées pour représenter une centaine de tableaux où se déchaînent les feux de la guerre, et se déchirent une multitude de personnages.

La question de la représentation sera au cœur de ce programme. Comment évoquer ces lieux ? Comment raconter ces séquences ? Comment incarner des centaines de personnages ?

La structure particulière de l’œuvre de Karl Kraus impose un travail spécifique. Les séances commenceront par une lecture, dans l’ordre des scènes, de la pièce.
Ensuite, nous nous arrêterons sur les scènes sélectionnées pour les travailler. Dans un premier temps, il s’agira d’analyser les enjeux, de définir les personnages, de préciser les faits historiques… puis, de répartir les personnages entre les participants pour incarner ces scènes sur le plateau.

Le dispositif est volontairement simple (table, chaises, accessoires…) pour replacer l’acteur au cœur du processus de recréation des derniers jours de Karl Kraus.